03 septembre 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 9



Episode 9 :


Le retour !





Mariemarie dit :
" La rentrée politique, c'est demain sur France Inter. Lionel Jospin est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20 et Ségolène Royal l'invitée de Stéphane Paoli à 19h30 dans "Le franc parler" avec Le Monde et I-TV. "
Rainman dit :
t'as le programme de rire et chansons ?
Mariemarie dit :
ben oui, je viens de te le donner
Rainman dit :
ah ben oui, chuis con






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24 juillet 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 8



Episode 8 :


Fin...?


 

PARIS (AFP), mercredi 31 mai 2006, 13h57 :

Nicolas Demorand, qui anime actuellement les Matins de France Culture, présentera la tranche d'informations de 7H00 à 9H00 sur France Inter à partir de la rentrée, a-t-on appris mercredi auprès de Radio France. Cette tranche était animée jusqu'à fin mars par Stéphane Paoli. M. Paoli avait dû abandonner ce poste après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral. Il a présenté depuis plusieurs éditions spéciales. "Plusieurs choses lui ont été proposées mais rien n'a encore été décidé", a-t-on précisé chez Radio France.






Edit de la taulière (13h31) :

Mais il semblerait que tout ne soit pas tout perdu, car Nicolas Stoufflet, digne héritier de Monsieur Paoli et Monsieur Bédouet réunis, reprend le flambeau à midi.






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11:35 Publié dans Monsieur Paoli | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paoli, France Inter

13 avril 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 7



Episode 7 :


Reprise.



Stéphane Paoli n'est pas encore revenu à l'antenne.


Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne se passe plus rien sur France Inter. Les auditeurs "pas contents" ont repris du servcie. On aurait pu en douter, à entendre les questions, triées sur le volet, diffusées à l'antenne de Radiocom, c'est vous depuis l'énervement de Monsieur Paoli. Cette fois-ci, ils s'en sont pris à Monsieur Bédouet, et son Téléphone sonne, qui s'est fâché tout rouge.

Mardi 11 avril, première question diffusée à l'antenne :

> Monsieur Bédouet : Pascal, bonsoir. Vous êtes en Savoie, pas très loin de l'Italie, et on va commencer avec vous.

> Pascal de Savoie : Oui, et bien bonjour à tous déjà.

> Monsieur Bédouet : Bonjour ! Bonjour !

> Pascal de Savoie : Et un bonjour amical à Stéphane Paoli à qui je souhaite un prompt rétablissement. Alors heu, je sais pas si vous m'entendez bien là...

> Monsieur Bédouet : On vous entend très bien.

> Pascal de Savoie : Voilà, alors heu on entend beaucoup parler en ce moment de Sylvio Berlusconi. Par contre, il y a une chose qui m'étonne un peu, c'est qu'on est assez pudique, sur France Inter, sur ce qu'on pourrait appeler la berlusconisation des médias français et de France Inter en particulier. Car on peut se rendre compte, dans le temps, depuis une vingtaine d'années, que, par exemple, France Inter a un service des sports bien plus important que le service économique et social ou de

> Monsieur Bédouet : Ecoutez, Pascal, je sais pas trop où vous voulez en venir, berlusconisation de France Inter ou pas. J'ai aussi, et je pourrais en citer, des courriels qui disent prodisation de France Inter. Les uns trouvent que la radio française, service public, en a trop fait, trop dit sur Berlusconi. D'autres que c'est plutôt pour l'union de la gauche de Prodi. Vous, vous amenez par là-dessus le service des sports. On a un petit peu comprendre, et je trouve cela d'autant plus regrettable que vous ayez commencé en souhaitant un prompt rétablissement à Stéphane Paoli. On comprend très bien que vous vouliez tout simplement faire ce qui s'appelle un détournement d'antenne. Je suis désolé pour vous, mais ce soir, on parle de l'Italie et on a beaucoup de choses à dire sur l'Italie. Les cas échéant, un jour, on pourra toujours parler des médias et de la radio. Hugues Portelli, bonsoir. Vous vouliez intervenir ?


Fin du dialogue.


Monsieur Bédouet n'avait pas l'air content du tout de s'être ainsi laissé détourner l'antenne comme un bleu. Pourtant, s'il laissait la parole aux auditeurs qui ont des critiques à faire, nul détournement ne serait nécessaire.





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27 mars 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 6



Episode 6 :


Pause.



Stéphane Paoli a été victime d'un accident vasculaire cérébral.
Ses auditeurs lui souhaitent un prompt rétablissement.

Le feuilleton reprendra dès son retour.



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26 mars 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 5



Episode 5 :


Pathétiques, mais presque.



Ce samedi matin, étaient invités, entre autres, Monsieur Paoli, Daniel Mermet et Jean-Maire Charon, sociologue, dans l'émission Intermédia de Sophie Loubière et Ivan Levaï.


La question était de comprendre à quoi servent les auditeurs et à quoi servent les journalistes.


Pour se présenter, Daniel Mermet dit qu'il choisit les messages du répondeur de Là-bas si j'y suis, avec un parti pris.
Monsieur Paoli dit qu'il ne trie pas les questions au standard du 7/9 et qu'il n'a pas de parti pris. Et que même, il était très surpris que les auditeurs pensent ça.
Monsieur Levaï dit qu'à la place de Monsieur Paoli, il supprimerait Radiocom, c'est vous.

Ils ont débattu des prises d'antenne le matin au 7/9.

Monsieur Paoli dit qu'il y avait de plus en plus d'auditeurs qui posaient des questions masquées et qu'il est évident que cela relève sinon d'une stratégie, au moins d'une campagne.
" C'est vrai ! " dit Monsieur Levaï.
Monsieur Paoli dit qu'il y avait une volonté délibérée, organisée, par des gens qui sont très méthodiques, qui maîtrisent assez bien cette forme d'intervention, qui consiste à prendre l'antenne d'Inter pour faire passer un certain nombre de messages.
" Et en avançant masqué ! " dit Monsieur Levaï.
Daniel Mermet répondit que Monsieur Paoli avait tord de s'inquiéter des interventions intempestives des auditeurs sur l'antenne. Il rappela que son répondeur avait fumé, rempli qu'il était de messages pro questions masquées et anti questions masquées. Il affirma que cette attitude dénotait de la bonne santé du média et de l'envie des auditeurs de participer. Les espaces d'expression, d'affirmation d'une position, d'une analyse ou d'une humeur ou d'une blague sont assez réduits, d'où la prise de parole. " Ce sont des signes de santé, c'est excellent."
Monsieur Paoli dit qu'il avait une idée très précise sur ce qui motive ce type d'intervention à l'antenne. Il est partisan, puisqu'après tout c'est son métier, de donner la place au débat. Mais là, il s'agit d'une campagne, d'une opération organisée, méthodique, bien menée, par des gens qui, à certains égards, se comportent comme des professionnels. Il ne voudrait pas nous laisser croire qu'il est en train de se demander si tout cela est bien ou mal. Il dit non à des systèmes d'organisation qui visent à déstabiliser une antenne, avec des méthodes qui ne sont parfois pas tellement éloignées des méthodes staliniennes.
On toussa dans le studio.
Il est clair là-dessus, il se battra contre ça.
" Ca c'est très clair ! " dit Monsieur Levaï.
Daniel Mermet répéta qu'il n'y avait là qu'un signe de bonne santé de la station. Et que Bourdieu disait " je veux être discutable, pour être discuté ".
Monsieur Paoli dit que Bourdieu, lui, n'avançait pas masqué.
" C'est vrai ! " dit Monsieur Levaï.

Ils ont aussi parlé des auditeurs qui étaient mieux informés que les journalistes.

Monsieur Paoli a dit qu'il fallait se demander ce qu'est informer aujourd'hui et qu'il fallait faire attention à ce que l'on trouve sur internet, car il s'agit plus souvent de communication que d'information.
(Il ne savait pas que c'est ce que lui reprochent les auditeurs "pas contents".)
Il a aussi dit que les auditeurs sont aujourd'hui producteurs d'information. Ou de communication, s'est-il repris. Et que donc ils sont légitimement en droit d'interpeler les journalistes en leur disant " mais attendez, on n'a plus besoin de vous pour réfléchir ensemble à telle ou telle question ".
" Hé si ! " dit Monsieur Levaï.

Monsieur Paoli poursuivit par les blogs, en disant que ce sont des points de rassemblement où on peut échanger des idées, avec une interpellation de ce que sont les journalistes. Et que, par ailleurs, il est difficile, dans un temps réduit, de pouvoir donner, à des auditeurs de mieux en mieux informés et de plus en plus pertinents, des réponses dans des séquences de temps aussi courtes.
Monsieur Levaï a dit qu'il restait pour les journalistes un travail formidable, qu'est celui du tri, de la sélection, du sens à donner à l'information et de sa hiérarchisation.
(Monsieur Levaï ne savait pas non plus que c'est exactement ce que les auditeurs "pas contents" lui reprochent.)

On donna la parole à Jean-Marie Charon. Il parla de l'auditeur qui fait le média.
En voici son analyse :
- Cela exprime un souhait de participer au débat public. Les médias en constituent une alternative où l'on vient pour exprimer une analyse et non poser une question.
- Le but des auditeurs n'est pas de rejeter le rôle du journaliste, mais de le regarder d'un autre point de vue. Il sait, lui, que le public se plaint de problèmes de fiabili et de compétence des journalistes, de problèmes de hiérarchisation dans les sujets mais aussi de manque de lieu où il serait possible d'analyser le travail des journalistes.
" Voilà ! " dit Monsieur Levaï, dont les propos venaient pourtant de laisser croire qu'il désapprouvait.



Il a raison Monsieur Levaï, on a encore besoin de journalistes comme eux. Sinon on s'ennuierait.





Paru précédemment :

Prologue
Episode 1
Episode 2
Episode 3
Episode 4

ou :

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23 mars 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 4



Episode 4 :


Monsieur Paoli ne manque pas de culot.



Dans Radiocom, c'est vous de ce matin, appel d'un auditeur :

> Julien de l’Essonne
: […] Je fais une petite remarque sur l’émission d’avant-hier. Monsieur Beigbeder (Charles, celui du MEDEF) a dit qu’il y avait 400.000 nouveaux emplois grâce au CNE. Aucun journaliste n’a repris cette information. J’étais très déçu. C’est totalement faux (lire ceci). Aujourd’hui l’INSEE a dit qu’il y aurait probablement entre 10 et 20.000 nouveaux contrats grâce au CNE. Voilà.

> Monsieur Paoli : Et on trouve en effet cette information dans des quotidiens comme Les Echos ou La Tribune ce matin.

> Julien de l’Essonne : Vous auriez du le reprendre.

> Monsieur Paoli : Heu, oui alors juste un tout petit mot pour ça. Radiocom, encore une fois, c'est plus la partie interview de Question directe, c’est un débat, enfin un débat... un échange d’idées ou un questionnement entre les auditeurs et un invité, donc on essaie de ne pas trop intervenir. Mais bon, sûrement là-dessus, vous avez raison. Sauf que j’avais pas l’information précise sous les yeux, donc bon… mais là vous avez raison d’insister là-dessus, les chiffres sont dans la presse ce matin.




Sacré Monsieur Paoli. Il nous fera toujours rire.




Paru précédemment :

Prologue
Episode 1
Episode 2
Episode 3

ou :

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15 mars 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 3



Episode 3 :


Le répondeur de Là-bas si j'y suis avait encore fumé.
Il y avait des messages d'auditeurs pas contents de ce que Monsieur Paoli avait annoncé la veille et des auditeurs pas contents parce que des auditeurs masqués avaient pris l'antenne.
Dans le lot, une proposition intéressante en sortît :
faire une fois par mois un Radiocom, c'est vous spécial "auditeur pas content", pour laisser parler ceux qui sont stoppés au standard tous les matins.

Hélas, les messages du répondeur de Daniel Mermet n'avaient pas du arriver jusqu'aux oreilles de Monsieur Paoli, puisque ce matin, aucune allusion ne fût faite à ce propos.


A suivre...







Paru précédemment :

Prologue
Episode 1
Episode 2

ou :

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14 mars 2006

Le petit feuilleton de France Inter # 2



Episode 2 :


Ce matin, mardi 14 mars 2006, Monsieur Paoli commença son Radiocom, c’est vous par ces quelques mots :

« Si vous permettez, deux mots après le Radiocom d’hier.
Nous avons… France Inter a reçu depuis hier plus de 800 mails, en grande majorité bienveillants et très amicaux. Alors, merci d’abord, vraiment, merci de tout cœur à tous, d’avoir pris le temps, et je dis bien à tous, auteurs des mails bienveillants et des autres, d’avoir pris le temps d’écrire à France Inter.
Le temps aussi de vous dire que jusqu’à présent, nous avions délibérément décidé de laisser ouvert le micro dans Radiocom, quoi qu’il arrive, et quoi qu’il se passe. Et puis malheureusement, nous nous rendons compte que ces interventions de contournement, pour dire les choses comme ça, sont de plus en plus fréquentes ; et désormais, lorsque nous comprendrons qu’il y a un détournement d’antenne, et bien nous passerons aussitôt à une autre question.
Désolé d’en arriver là, mais je pense que si nous souhaitons laisser cet espace ouvert à vous, auditeurs de France Inter, nous allons, malheureusement, être obligés, quand nous nous rendons compte qu’il y a des tentatives de prise d’antenne, et bien de réagir et de réagir beaucoup plus vite. Jusqu’à présent, j’avais laissé le micro ouvert jusqu’au bout, pour ne pas donner le sentiment d’une volonté quelconque de censure, ce ne sera plus le cas.
J’en suis navré, mais j’y suis contraint.
»

Les auditeurs allaient-ils se laisser faire ?

Vous le saurez (peut-être) dans le prochain épisode (s'il y en a un).





Paru précédemment :

Prologue
Episode 1

ou :

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Le petit feuilleton de France Inter # 1



Episode 1 :



Début mars, aux alentours du 1er, le journal PLPL (Pour Lire Pas Lu. Le journal qui mord et fuit. Un bimestriel sardonique contre les organes du spectacle de l'ordre mondial capitaliste) s’est transformé en Le Plan B. La rédaction de France Inter ne l'a pas signalé dans ses journaux.

Qu'importe, les auditeurs de Monsieur Paoli s’en sont chargés.

Lundi matin, le 13 mars 2006, dans Radiocom, c’est vous, 3 des appels diffusés à l’antenne sur 4 (ou 5, je ne me souviens plus), étaient des questions masquées d’auditeurs fermement décidés à annoncer la naissance du journal Le Plan B à la France entière.
3 appels sur 4, ça fait beaucoup. Ca fait même tellement, que Monsieur Paoli en fit un caca nerveux. Il clama à qui veut l’entendre que l’antenne appartient aux auditeurs, que c’est vilain de raconter des gros bobards au standard pour être sûr de passer à l’antenne, qu’il faudrait assumer un peu ses convictions, que ça fait trop longtemps que ça dure, que y en a marre, que si ça continue faudra que ça cesse, bhou les méchants auditeurs.
Mais de remise en question de la ligne éditoriale du 7/9, point.

Sur ce, le répondeur de Là-bas si j'y suis, émission présentée par Daniel Mermet (seul journaliste de France Inter, connu à ce jour, à avoir parlé de la naissance du journal Le Plan B) se mit à fumer.


A suivre...





Paru précédemment :

Prologue

ou :

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Le petit feuilleton de France Inter # 0



Prologue :



Le matin, de 7h à 9h, sur France Inter, il y a Le 7/9, programme d’information, animé par Stéphane Paoli.
Il reçoit des invités majoritairement politiques, qui viennent parler d'un point d'actualité.
Dans la deuxième partie de l'émission, Radiocom, c'est vous, les auditeurs appellent et posent leurs questions en direct.

De longue date, les auditeurs qui appellent pour poser les questions se sont rendu compte qu'ils étaient plus facilement refoulés au standard de l'émission lorsque leur question n'allait pas dans le sens attendu par la rédaction du 7/9.

Alors, depuis plusieurs années, des auditeurs ont pris pour habitude d'annoncer au standard une question différente de celle qu'ils poseront à l'invité. L'habitude a d'ailleurs été prise sur d'autres émissions, telle que Le téléphone sonne, dans laquelle les questions qui ne vont pas dans le sens attendu par l’animateur Alain Bédouet, sont ouvertement écourtées.
Certains auditeurs sont d'ailleurs si performants à ce petit jeu, qu'ils sont maintenant reconnus au son de leur voix par les animateurs. L'un d'entre eux, Éric du Var (ou de Nice ou de Mayence), ne parvient plus que rarement à passer au-delà du standard, car instantanément reconnu.






La suite :

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