09 avril 2006
Pâques
A ce sujet, voici un petit hit-parade personnel et non exhaustif spécial Jésus :
La série documentaire "Corpus Christi" sur la Passion diffusée par Arte en 1997, puis rediffusée en 2005, réalisée par Gérard Mordillat et Jérôme Prieur. Elle a été éditée en livres et en DVD. C'est une enquête très sérieuse sur Jésus menée auprès d'historiens, de scientifiques et de théologiens. Je l'avais suivie comme on suivrait un feuilleton policier.
La pièce de théâtre "Judas" de Marcel Pagnol (1955), qui relate la Passion en prenant pour postulat que Judas n'a pas trahi Jésus, mais, au contraire, a fait ce que Jésus lui a demandé, c'est à dire, permettre aux Écritures de s'accomplir.
Le film "Jésus de Montréal" de Denys Arcand (1989). (Denys Arcand est également le réalisateur entre autres de "Le déclin de l'empire américain" et "Les invasions barbares".) Métaphore de la vie de Jésus, c'est l'histoire d'une troupe de commédiens qui monte un spectacle sur la Passion à la demande d'un prêtre. Ce film expose entre autres l'avis de l'Église sur les découvertes contemporaines concernant la vie de Jésus et la vie à l'époque de Jésus.
L'incontournable "La dernière tentation du Christ" de Martin Scorcese (1988), adaptation du livre "La dernière tentation" de Nikos Kazantzakis, a fait scandale lors de sa sortie en France (incendie d'un cinéma par des intégristes voulant en interdire la projection). Scorcese montre un Jésus (Willem Dafoe) qui refuse son destin et un Judas (Harvey Keitel) proche de celui de Marcel Pagnol.
La comédie musicale "Jésus Christ superstar" de Andrew Lloyd Webber et Tim Rice (réalisé par Norman Jewison en 1973 puis par Gale Edwards et Nick Morris en 2000). Alors heu disons que là on serait plutôt dans le kitch. Hippies, paillettes et coupes afro pour la version 1973, et sportswear, armes à feu et anges pulpeux vêtus de latex pour celle de 2000.
Enfin, "La passion du Christ" de Mel Gibson (2003). Vision très personnelle des Évangiles, basée sur les récits doloristes d'une mysthique du début du 19ème siècle. Ce film, qualifié de bêtise absolue du point de vue historique par les uns, d'expérience spirituelle par les autres, est extrêmement pénible à regarder.19:20 Publié dans Cinéma, Les autres humains, Livres, Musique et pestacles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
05 mars 2006
Adaptation.
Vu le week-end que je viens de passer, je n'ai pas grand chose de drôle à raconter.
Alors je vais parler de ciné, ben oui, encore.
Cette fois, je vais parler d'un film qui m'a déçue. Mais comme le personnage principal m'a fait penser à moi-il-y-a-quelques-années, ben j'avais beaucoup envie d'en parler quand-même.
Et puis j'ai réfléchi 5 minutes, j'ai compris pourquoi j'ai été déçue.

Adaptation. de Spike Jonze.
Charlie Kaufman (Nicolas Cage moche), scénariste inconnu, transpirant et torturé de « Dans la peau de John Malkovich », est chargé d’adapter « Le voleur d’orchidées » de Suzan Orlean (Meryl Streep pieds nus), relatant l’histoire de John Laroche (Chris Cooper sans les dents) pépiniériste chasseur de l’orchidée fantôme.
Pendant que Charlie souffre et sue sur le scénario, son frère jumeau, Donald (Nicolas Cage moche aussi), alter ego en négatif, décide de devenir lui aussi scénariste. Et comme il veut gagner des sous, contrairement à son frère, il prend des cours de techniques d’écriture de scénario chez Robert McKee.
Le personnage de Charlie est névrose, inhibé, il n’aucune confiance en lui.
Laborieux dans tout ce qu’il fait et tout ce qu’il vit, looser perfectionniste, il refuse la facilité. Il ne veut, pour son scénario ni liaison amoureuse, ni meurtre, ni poursuite de voiture, et pas non plus de personnages qui changent parce qu’ils ont beaucoup appris de la vie ou parce qu’ils en ont surmonté les obstacles. Il veut juste parler des fleurs, les orchidées. Il veut que les orchidées soient passionnantes.
On se croirait chez Woody Allen, avec un peu de Clint Eastwood.
Et puis le film prend une tournure inattendue et, faut l'avouer, un peu navrante.
On voit alors une histoire d'amour sortez les violons, un meurtre comme un cheveu sur la soupe, et même une poursuite de voiture. Sans oublier le happy end.
On se dit « rhaaa mais c’est quoi ce filmeeeeuuuuu ?!... »
Et puis on réalise (mais un peu tard) que le film que l’on regarde là tout de suite maintenant, c’est celui dont Charlie est en train d’écrire le scénario. Il a alors décidé de s’inclure avec son frère dans le script. Mais comme il n’arrive toujours à rien qui lui convienne, il demande à Donald de l’aider.
CQFD.
21:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03 mars 2006
Tadam !
Il y a quelques jours, j'ai vu « Aviator » de Martin Scorsese chez CyrO.
Ca fait donc quelques jours que ce film me trotte dans la tête et que je me dis "allez, fais la cette critique, même si elle est nase parce que tu ne connais pas l’univers du réalisateur" (heu oui, le côtoiement d’un CyrO a pour conséquences, entre autres, de voir le cinéma sous un autre angle. Y a qu’à lire mes vieilles notes dans la rubrique ciné pour se rendre compte qu’auparavant je ne me souciais guère de ce genre de choses, ce qui est quand-même un comble. D’autant que pour la musique, c’est une démarche que j’ai, y a qu’à voir Murat).
Bref, j’ai envie de parler d’Aviator.
Au départ, je me suis dit "bon, un film avec DiCaprio, ça doit se laisser regarder". J’avais déjà oublié que c’était du Scorsese.
C’est donc un film avec DiCaprio, qui dure 2h45 et qui a des chances de ne pas être une comédie romantique.
C’est l’histoire de Howard Hughes (si vous consultez ce lien, que vous ne connaissez pas le personnage et que vous n’avez pas vu le film, je vous déconseille fortement de lire les paragraphes "après guerre" et "Howard Hugues et l’aviation", sinon le film perdra tout effet de surprise), constructeur d’avions, pilote détenteur de plusieurs records, et réalisateur de films. Né en 1905, décédé en 1976, il fut l’homme le plus riche des Etats-Unis; il a possédé, entre autres, la TWA.
C’est donc l’histoire d’un génie de l’avionique et de l’aviation, passionné de cinéma et grand séducteur à ses heures.
Mais c’est aussi l’histoire d’un homme bourré de névroses, comme tout génie, ai-je envie de dire, mais peut-être me trompe-je (oui, je sais, en français c'est "me trompè-je", mais c'est moins rigolo). Car en plus d'avoir des idées incroyables, il va, grâce à son côté obsessionnel, trouver l'obstination nécessaire pour aller au bout de ses idées, mener à bien ses projets, quitte à désespérer son entourage.
Et là, j’hésite. Ce dont j’ai envie de parler risque de me pousser à en dire un peu trop sur le personnage, mais en même temps, c’est ça qui est intéressant dans le film.
Enfin non, pas que ça. Les idées géniales de Hughes, ses découvertes, son engouement, sa passion en font aussi l’intérêt.
Pour faire simple, Hughes a, entre autres, une phobie des microbes. Cette phobie, qui au départ est à peine perceptible, va prendre de l’ampleur et devenir de plus en plus handicapante.
Et c’est là, que, du haut de mon inculture cinématographique, je me risquerai à prétendre que DiCaprio, dans le drame de l'homme de génie dévoré par ses névroses,
Si j’avais su de quoi parle le film, si j’avais entendu parler du personnage au préalable, j’aurais craint de voir un personnage surjoué, maniéré et plein de tics qui le décrédibilisent, à la manière de (je sais, tout le monde n’est pas de cet avis) Brad Pitt dans « L’armée des douze singes » de Terry Gilliam.
DiCaprio est juste, crédible et touchant. Son personnage est attachant, autant dans son épopée cinématographique et avionique quand dans ses souffrances psychologiques.
Je ne m’étendrai pas outre mesure sur des considérations de réalisation, de mise en scène, de photo et de quoi que ce soit d'autre, tout simplement parce que je n’y connais rien.
Je dirais juste qu’à tout point de vue, ce film est un bon spectacle.
Pour la petite histoire, et pour faire pouffer CyrO, j’ai réalisé en écrivant ce truc que le film est de Scorsese. Dans ma tête, depuis le début (même pendant le visionnage), c’était Spielberg. Du coup, je cherchais les thématiques Spielbergiennes dans le film, mais j'arrivais pas trop à les retrouver...
...
Oui, je sais... y a du boulot...
...
J’ai honte.
...
Hu hu.
18:20 Publié dans Cinéma, CyrO | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28 février 2006
Cinq pisseuses pas si faciles
Je me suis longtemps interrogée sur la signification de "Five easy pisseuses" de Gainsbourg.
De mes cinq petites pisseuses j'ai préféré la six
Ouais pour toi Samantha j'ai balancé mes cinq ex
Tes petites socks
Me mettent en erex
Elles sont si sex-
- y. De mes cinq petites pisseuses j'ai préféré la six
Un dancing avec des synthés où suintait un sax
Tes petites socks
Me mettent en erex
J'sens ça si sex
etc...
Et dans mon vieux numéro de Première (ça date, faut dire, aussi, c'était du temps où j'allais au ciné toutes les semaines et où on pouvait se planquer dans les wc entre deux séances pour pas payer le deuxième film, y avait pas de vidéo surveillance à l'époque, et on n'était pas obligé de répasser devant les caisses quand on sortait des wc), je tombe sur un article au sujet d'un film intitulé "Five easy pieces" de Bob Rafelson (inconnu de moi à ce jour, si ce n'est qu'il a fait "Le facteur sonne toujours deux fois"et d'autres dont j'ai entendu parler, mais sans plus) (1970).
Et là, c'est le déclic.
J'ai donc cherché sur le net.
Bon, y a d'autres trucs qui s'appellent comme ça, mais rien qui ne date d'avant la chanson (1987). Il y a, entre autres, des compilations de musique. Il semblerait que "Five easy pieces" soit un titre récurrent de compilation.
Donc voilà, j'ai peut-être bien trouvé l'origine du titre de la chanson.
Mais cela ne m'en donne pas pour autant la signification, s'il y en a une...
22:05 Publié dans Cinéma, Musique et pestacles | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13 février 2006
Antihéros

20:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 juin 2005
Grooooaaarrr

J'ai trouvé un film animalier sur la Belette Coréenne.
Pas l'air commode.
Du tout.
C'est là.
Faut juste penser à les nourir. Un peu comme ma Belette, finalement.
Pour ceux qui se demandent, c'est Team America de Trey Parker.
19:50 Publié dans Belette, Cinéma, Tome 1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 mars 2005
Au loin, au plus rofond
Voici l'affiche française de Mar Adentro de Alejandro Amenabar.
Et voici l'affiche américaine.
Etonnant, non?
Pour être honnête, l'affiche américaine est aussi celle de l'Italie et de la Grèce et sûrement d'autres pays.
Et pour la petite histoire et ceux qui n'ont pas vu le film et qui ne connaissent pas Javier Bardem, c'est le même acteur sur les deux.
A lire.
22:15 Publié dans Cinéma, Tome 1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 décembre 2004
Un partout
Avec Rainman, on est allés voir "Un petit jeu sans conséquences" de Bernard Rapp.
C'est un film où tous les personnages sont énervants. Alors, du coup, on sort énervé de la salle de cinéma. Enfin moi, parce que Rainman a dormi. Il a même ronflé... (oui, je sais, c'est pas beau de dénoncer, mais il avait qu'à pas se barrer hier de chez les parents)
Enfin, l'intérêt du film, c'est quand-même, faut bien se (me) l'avouer, Jean-Paul Rouve, que je trouve de plus en plus séduisant. D'ailleurs, j'ai rêvé de lui toute la nuit qui a suivi la séance ciné et... heu... je vous passe les détails.
Il y avait aussi Marina Foïs, toujours dans le rôle de la fille un peu dépassée par les évènements... (no comment)
Rainman a trouvé que Sandrine Kiberlin a un gros cul, moi j'ai trouvé qu'elle avait les cheveux moches. Ca fait 1 partout.
16:30 Publié dans Cinéma, Marina, Tome 1 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13 décembre 2004
Danger Travail
Ouverture des centres d'appel téléphonique le dimanche pour lutter contre le chômage, qu'ils disent.
Pour ceux qui savent pas, ça se passe comme ça dans les centres d'appel téléphonique. Il s'agit d'un extrait du film "Attention Danger Travail", de Pierre Carles.
Ca donne envie, hein ?
20:30 Publié dans Cinéma, Les autres humains, Tome 1, Y a du son | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 novembre 2004
Alors, quand-même, vite fait pour résumer
Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, (oui, c'est ça l'affiche que j'ai tirée au ciné l'autre soir) c'est l'histoire d'Audrey Tautou qui mène une enquête pour retrouver les propriétaires des objets qu'elle trouve dans une boîte en métal.
C'est marrant, ça m'a rappelé quelque chose.
Sinon, c'est un bon film sur 14-18.
21:35 Publié dans Cinéma, Tome 1 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

















