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28 avril 2007
Ahum
Bon, ben vous l'aurez compris, hein, je l'ai pas eu.
Outre la grosse déception (comme l'an dernier, mais en pire), la vexation (comme l'an dernier, mais en pire) et l'hésitation entre la colère et la déprime (comme ...), cette broutille, que dis-je, cette chiquenaude a une conséquence ma foi assez balèze sur ma petite personne.
Va falloir que j'aille travailler ailleurs.
D'aucuns dirons, et je suis bien d'accord avec eux, que j'ai au moins la chance d'avoir la certitude d'échaper au RMI. D'autant que par les temps qui courent, il risque de ne pas faire long feu, le RMI.
Donc, évidemment, ce n'est pas sur le plan financier que ce ratage risque de me changer la vie. C'est plutôt sur le plan idéo-philosophico-éthiquo-moral. Non pas que j'aie l'intention de donner dans le non ethiquement correct, mais il s'agit plutôt de mon éthique à moi, et je dirais même plus, de mon étiquette à moi.
On m'a dit "mais c'est plutôt bien que des gens comme toi (comprenez "des gauchos") aillent dans cette direction (l'exercice libéral), c'est bien qu'il y en ait là pour montrer qu'on peut faire les choses de manière humaine". On m'a aussi dit "va faire du fric, le fric ce n'est pas sale".
Mine de rien, ça fait bientôt 10 ans, depuis la fin de mes études, que je ne bosse que dans et pour le public. Gros tournant dans mon cursus, donc. Pour les raisons citées plus haut, je ne suis pas inquiète pour le long terme. Mais ça m'emmerde de revenir sur mes positions. J'avais pas envie d'aller dans le libéral, moi. Ceci-dit, je peux trouver un exercice salarié. Et en même temps, je me suis surprise à penser que je pourrais développer une activité libérale spécialisée un peu "de luxe", destinée aux riches, donc. Et je suis assez surprise que ça me vienne à l'esprit. Tout ça promet de bonne séances de culpabilisation.
Enfin, tout cela n'est que réflexion de privilégiée qui hésite entre au mieux : exercer son métier comme elle l'aime, au pire : s'en mettre plein les poches. Mais réflexion quand-même, d'autant que je n'ai pas encore avalé la pilule de l'échec et que ça me fait quand-même GRAVE CHIER.
22:00 Publié dans Môa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moi
Commentaires
Et développer une activité libérale spécialisée de luxe pour les pôvres ?
Je déconne mais je comprends (ou j'essaie), pas facile de sortir de son propre rang pré-choisi. Bonne réflexion ! Quant à l'échec, des fois ça ne passe pas (je suis encourageante là-dessus :o)
Ecrit par : L'Odonate | 29 avril 2007
Je sais pas quoi te dire sinon que je compatis. L'argent ce n'est pas sale non plus, et pis t'es pas obligée de le garder si tu en as trop.
Ecrit par : Rhum's | 01 mai 2007
















