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19 mars 2006

Bulletin médical

Ce matin, nous allons étudier le syndrome de Toubouché. Ca change de la grippe aviaire.
Encore que.


Il s'agit d'un syndrome d'origine virale qui atteint les voies aériennes supérieures (figure 1). Décrit pour la première fois en 1867, par le médecin moldave Petru Tubuăschii. Le nom du syndrome a été francisé en 1950 par l'Académie nationale de Médecine.


Figure 1 : L'atteinte des voies aériennes supérieures
Figure 1.


On reconnaît le sujet contaminé au nasonnement de sa voix et à son comportement. Il se mouche frénétiquement dans tout ce qu'il trouve : mouchoirs en papier, draps, papier wc. Certains auteurs ont observé des sujets se moucher dans les rideaux, mais nous n'avons à ce jour pas pu vérifier cette information.

Une autre caractéristique des sujets atteints du syndrome de Toubouché est l'apathie, voir la somnolence, encore appelée "signe de la grosse fatigue". Le sujet peut toutefois se forcer à s'habiller et se rendre à la boulangerie en bas de chez lui pour la dévaliser, dans la mesure où la veille et l'avant-veille, il a vidé le maigre contenu de son frigo, car dans l'incapacité de mettre un pied dehors. Il ressent alors un sentiment de grande fierté.

On observe également l'installation d'une dépendance médicamenteuse à des molécules comme l'ibuprofène, l'aspirine ou le paracétamol.
Le sujet peut être amené à s'enduire les orifices nasaux avec de la crème hydratante pour les lèvres, afin de rendre plus supportable le mouchage. On parlera alors du "signe du nez gras".

Un point positif est à noter : la maladie a pour conséquence de réduire nettement la consommation de tabac du sujet. Le point négatif, c'est que l'atteinte des voies aériennes supérieures a des répercussions plus que négatives sur son humeur.

Le sujet est très contagieux et il en est conscient la pluspart du temps (sauf dans les cas de forte fièvre). Cela peut l'amener à se désociabiliser jusqu'à rémission complète. Certains auteurs (les mêmes) prétendent que le sujet en profite pour ne pas aller bosser alors qu'il se sent beaucoup mieux, mais, une fois encore, nous sommes dans l'incapacité de confirmer cette information.

Dans les cas les plus extrêmes, le sujet a le sentiment irrationnel qu'il va "mourir du nez". Quelquefois, il demande même qu'on l'achève. Nous déconseillons à l'entourage du sujet de répondre à cette requête.

En conclusion : la conduite à tenir face à une personne atteinte du syndrome de Toubouché : fuire.
Loin.
Longtemps.

11:35 Publié dans Médical | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires

lol
C'est du vécu?

Ecrit par : ba | 20 mars 2006

si peu...
;-)

Ecrit par : Mariemarie | 20 mars 2006

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