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03 mars 2006
Tadam !
Il y a quelques jours, j'ai vu « Aviator » de Martin Scorsese chez CyrO.
Ca fait donc quelques jours que ce film me trotte dans la tête et que je me dis "allez, fais la cette critique, même si elle est nase parce que tu ne connais pas l’univers du réalisateur" (heu oui, le côtoiement d’un CyrO a pour conséquences, entre autres, de voir le cinéma sous un autre angle. Y a qu’à lire mes vieilles notes dans la rubrique ciné pour se rendre compte qu’auparavant je ne me souciais guère de ce genre de choses, ce qui est quand-même un comble. D’autant que pour la musique, c’est une démarche que j’ai, y a qu’à voir Murat).
Bref, j’ai envie de parler d’Aviator.
Au départ, je me suis dit "bon, un film avec DiCaprio, ça doit se laisser regarder". J’avais déjà oublié que c’était du Scorsese.
C’est donc un film avec DiCaprio, qui dure 2h45 et qui a des chances de ne pas être une comédie romantique.
C’est l’histoire de Howard Hughes (si vous consultez ce lien, que vous ne connaissez pas le personnage et que vous n’avez pas vu le film, je vous déconseille fortement de lire les paragraphes "après guerre" et "Howard Hugues et l’aviation", sinon le film perdra tout effet de surprise), constructeur d’avions, pilote détenteur de plusieurs records, et réalisateur de films. Né en 1905, décédé en 1976, il fut l’homme le plus riche des Etats-Unis; il a possédé, entre autres, la TWA.
C’est donc l’histoire d’un génie de l’avionique et de l’aviation, passionné de cinéma et grand séducteur à ses heures.
Mais c’est aussi l’histoire d’un homme bourré de névroses, comme tout génie, ai-je envie de dire, mais peut-être me trompe-je (oui, je sais, en français c'est "me trompè-je", mais c'est moins rigolo). Car en plus d'avoir des idées incroyables, il va, grâce à son côté obsessionnel, trouver l'obstination nécessaire pour aller au bout de ses idées, mener à bien ses projets, quitte à désespérer son entourage.
Et là, j’hésite. Ce dont j’ai envie de parler risque de me pousser à en dire un peu trop sur le personnage, mais en même temps, c’est ça qui est intéressant dans le film.
Enfin non, pas que ça. Les idées géniales de Hughes, ses découvertes, son engouement, sa passion en font aussi l’intérêt.
Pour faire simple, Hughes a, entre autres, une phobie des microbes. Cette phobie, qui au départ est à peine perceptible, va prendre de l’ampleur et devenir de plus en plus handicapante.
Et c’est là, que, du haut de mon inculture cinématographique, je me risquerai à prétendre que DiCaprio, dans le drame de l'homme de génie dévoré par ses névroses,
Si j’avais su de quoi parle le film, si j’avais entendu parler du personnage au préalable, j’aurais craint de voir un personnage surjoué, maniéré et plein de tics qui le décrédibilisent, à la manière de (je sais, tout le monde n’est pas de cet avis) Brad Pitt dans « L’armée des douze singes » de Terry Gilliam.
DiCaprio est juste, crédible et touchant. Son personnage est attachant, autant dans son épopée cinématographique et avionique quand dans ses souffrances psychologiques.
Je ne m’étendrai pas outre mesure sur des considérations de réalisation, de mise en scène, de photo et de quoi que ce soit d'autre, tout simplement parce que je n’y connais rien.
Je dirais juste qu’à tout point de vue, ce film est un bon spectacle.
Pour la petite histoire, et pour faire pouffer CyrO, j’ai réalisé en écrivant ce truc que le film est de Scorsese. Dans ma tête, depuis le début (même pendant le visionnage), c’était Spielberg. Du coup, je cherchais les thématiques Spielbergiennes dans le film, mais j'arrivais pas trop à les retrouver...
...
Oui, je sais... y a du boulot...
...
J’ai honte.
...
Hu hu.
18:20 Publié dans Cinéma, CyrO | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Commentaires
bah... faut pas avoir honte! le but, c'etait de donner envie de voir ce film non? vu que tu l'as bien apprécié? ben c'est reussi, j'ai envie de le voir! :)))
Ecrit par : Lo | 03 mars 2006
Bah voui d'abord, avoir honte de quoi ???
Chacun ses passions et donc ses domaines d'"expertise"...
Le principal à l'arrivée étant de prendre du plaisir, peu importe si l'on ne comprend pas forcément pourquoi.
Bon, cependant, c'est clair que l'on ne trouve pas de thématiques spielbergiennes dans Aviator :op Spielberg en aurait d'ailleurs très certainement fait un film bien plus ludique mais aussi moins tragique.
Et puis si Aviator est un vrai bon film, et malgré le fait qu'il soit moins personnel (c'est d'abord pour Scorsese un travail de commande. Di Caprio, lui, a porté le film à bout de bras jusqu'à s'investir vis à vis du script et tous niveaux de production), c'est finalement et malheureusement un bout de pelloche bien plus réussi que Gangs of New York, projet que Marty comptait porter sur les écrans depuis vingt ans et sur lequel il a été gravement freiné dans son élan par les frères Weinstein (les patrons de Miramax, studio se trouvant derrière les deux films suscités)...
Et me voilà d'ailleurs en train de disserter sur des aspects qui laissent la plupart des gens totalement froids.
La passion, et toutes ces sortes de choses hein...
Il n'empêche, comme tu l'as précisé c'est sans doute à ce jour le meilleur "travail" de Di Caprio. Un rôle qu'il a totalement investi et dans lequel il n'est pas loin d'être parfait. Ca nous change de ses prestations dans Titanic où il était juste fonctionnel face à des seconds couteaux éblouissants ou bien encore et justement de Gangs of New York où il était à la limite de ne pas être à sa place.
Un dernier mot tout de même sur Aviator : carton jaune à Scorsese et son nouveau comédien fétiche puisque jamais ne sont évoqués certains aspect de Hugues ; sa mysoginie, son ralliement au maccarthysme et ses prises de position dans la chasse au sorcières qui a été issue, voir même, selon pas mal d'écrits concernant l'homme, un certain racisme (en fait il se serait sans doute bien entendu avec cet autre génie qu'était H.P. Lovecraft...) ! Loin de moi l'idée d'oter son intégrité à Scorsese, mon regard se tournant plus (encore une fois) vers les frères Weinstein, qui voyaient dans Aviator une bête à Oscars, ce en quoi le film a d'ailleurs parfaitement réussi.
Une bio passionnante, à la direction artistique impressionnante, et avec un vrai réalisateur aux manettes, certes, mais néanmoins un film sans doute bien trop lisse quant au personnage qu'il évoque... Mais c'est toujours cent fois mieux que n'importe quel American Pye et autres Revanche des Siths !
Ecrit par : CyrO | 03 mars 2006
rhaaaaaa mais j'ai mis "hu hu" après le "j'ai honte"...
c'est pas de l'auto-flagellation, c'est de l'auto-dérision. oui, je sais, vous aviez compris blabla, tout ça.
(je précise qu'on est samedi, qu'il est 8h20, que je suis réveillée depuis 7h00 et moi le samedi matin quand je suis réveillée à 7h00 alors que j'ai eu grave du mal à me lever toute la semaine, ben je suis grognon)
et à propos de flagellation, je suis curieuse, CyrO, d'avoir ton avis sur La Passion du Christ de Mel Gibson...
Ecrit par : Mariemarie | 04 mars 2006
J'ai le film depuis quelques semaines et j'attendais d'avoir un peu de temps tranquille devant moi pour le regarder, maintenant après avoir lu ta note, je vais me le faire cette semaine...
Sinon, en allant sur le lien de Howard Hughes, j'ai trouvé ceci :
"À la télévision :
* Howard Hughes se retrouve aussi symboliquement dans le personnage de Victor Newman pilier central de la célèbre série américaine Les feux de l'amour."
Je pense que cela va faire sourire au moins deux personnes.... (suis désintoxiquée, depuis maintenant plus d'un an.... lol)
Ecrit par : Roxy | 05 mars 2006
en effet :-)
Ecrit par : Mariemarie | 05 mars 2006
Bon j'avais écrit un commentaire acerbe et bien senti (si,si) sur UN point de ta critique mais comme ça fait deux fois que je l'efface au lieu de le valider (oui, j'ai deux mains gauches et que des pouces) ben ça attendra hein...
Ecrit par : Rainman | 09 mars 2006

















