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25 octobre 2004
Le Bénin
Bien sûr, j'ai fais plein de photos, vous croyez quoi ? J'ai juste oublié le lecteur de carte chez mes parents ce dimanche. Alors les photos, ben heu, va faloir attendre un peu. Avec un peu de chance, je vais remettre très vite la main sur le cable usb de l'appareil photo.
Sinon, c'était vraiment génial.
Un peu humide, certes, mais je me suis sentie chez moi dans ce pays. C'est sûrement très lié au fait que j'en entends parler depuis que je suis née.
Là-bas, les gens vivent dans des conditions difficiles, mais ça ne se lit pas sur leur visage. Alors qu'ici...
J'avais plus trop envie de rentrer. Il y a eu une grève générale mercredi et jeudi, j'ai espéré qu'ils la prolongent aumoins une petite semaine...
D'un autre côté, je me suis demandée si ce n'est pas le fait de se trouver dans un monde où je suis placée plutôt du côté du sommet de l'échelle sociale (niveau de vie, niveau d'instruction etc...) qui a fait que je me suis sentie bien. Ca fait se poser des questions, ça. On se dit même qu'on comprend ce qu'ont ressenti les colonnisteurs. D'autant que c'est vraiment un beau pays. Par moments, j'ai eu l'impression de me retrouver dans la même atmosphère que dans le film "Les caprices d'un fleuve" de Bernard Giraudeau, film que j'ai adoré, qui se passe au Sénégal (et pas que parce qu'on voit les fesses de Giraudeau). Bon pis aussi, faut être lucide, je m'y suis sentie bien parce que j'étais en vaances. Mais à aucun moment je ne me suis dit "vivement que je rentre pour retrouver mon petit confort".
Ma tante m'a fait visiter tout le sud du pays : Cotonou la capitale économique où ma tante vit actuellement, Porto-Novo la capitale administrative, Grand-Popo (on ne rit pas siouplé) au bord de l'océan, Ouidah la ville de la traite des esclaves, Agoué et son cimetierre des premiers missionnaires, Abomey la cité des rois du Dahomey et Lokossa la ville où ma tante a vécu 26 ans. Pas allée dans le nord, pas eu le temps (à cause du visa). J'y retournerai en hiver pour voir les réserves du nord, avec tous les animaux.
Enfin question animaux, j'ai quand-même vu des cafards de 4 centimètres de long, des fourmis magnan (les fourmis carnivores capables de tuer un humain). Sinon, y a des hippopotames qui attaquent les gens, des crocodiles qui se baladent sur les berges du fleuve Mono, mais j'en n'ai pas vu. Il y a aussi des najas (les serpents cracheurs qui rendent aveugle). Après y a des bêtes moins méchantes, hein, et tout aussi rigolotes. Y a des gros lézards oranges qui mangent les fourmis: des margouillas, et des petits lézards blancs qui vivent dans les maisons et qui mangent les moustiques: les gekos. Ca j'en ai photographié. A propos de moustique, si j'ai eu 2 piqûres, c'est bien le maximum. Comme quoi il marche très bien mon répulsif. Par contre y a des mouches minuscules et des arraignées qui s'en sont donné à coeur-joie...
C'est un pays où les gens ne sont pas belliqueux. Ils règlent leurs conflits à la palabre. On trouve des mosquées et des églises dans toutes les villes et tout se passe sans problème. De toutes façons, ils sont tous animistes, alors ils ont la même façon de voir les choses, qu'ils soient catholiques, protestants, mulsulmans ou appartenant à des sectes chrétiennes d'origine américaine. Le Bénin est le pays d'origine du vaudou que l'on trouve partout dans les îles, puisqu'il a été la plaque tournant du commerce des esclaves.
Bref, j'y retourne dès que je peux.
20:10 Publié dans Cinéma, Les autres humains, Tome 1, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















